La bataille de l’Aisne

(avril 1917) Le Chemin des Dames (5 mai 1917).
Nous faisons partie de l’armée MANGIN ; la 166e D. I. marchant en deuxième ligne le premier jour doit se tenir en réserve et ne passer en avant que le 2e jour. Voici le jour J, ce sera le 16 avril.

Le 15, à 10 h.30 du soir, nous quittons le Mont de Soissons par un temps épouvantable, et, vers 2 heures du matin, tout le bataillon est rassemblé dans la creute Gouraud, au nord du château de Bellême.

Le 16, à 6 heures, l’attaque se déclenche devant nous. Le premier résultat tactique est un succès incontestable, mais l’avance n’est point celle escomptée, et, si nous avons la grande satisfaction de voir emmener des centaines de prisonniers, cependant la division est maintenue en place. Le 17, nous étendons notre stationnement et occupons le château de Bellême et, le 18, nous sommes ramenés à Serches et Vasseny.

Le fort de Condé tombe ; toute notre ligne, décollant largement les bords de l’Aisne, est maintenant solidement installée sur les plateaux, mais la progression n’a pas l’ampleur attendue, l’opération est à reprendre.

Et, le 20, nous allons relever le 29e B. C. P. sur le front ferme Hameret – ferme Gerlaux, devant

le Chemin des Dames ; le bataillon a quitté ses cantonnements de très grand matin, la relève est très pénible et elle ne s’achèvera que fort avant dans la nuit.

Mauvais secteur, travaux d’organisation, commencement des parallèles de départ, quelques reconnaissances, puis dans la nuit du 27 au 28 avril, nous sommes relevés par le 26e B. C. P. et nous allons bivouaquer à faible distance en arrière, à Fosse Marguet.

Le Chemin des Dames (5 mai 1917). — Nous nous préparons à l’attaque. En ligne, les camarades du 26e préparent les parallèles de départ, l’artillerie procède à ses destructions ; chaque nuit, l’officier de renseignements, le lieutenant de KERARMEL, accompagné d’un officier de liaison du groupe d’artillerie BRUYÈRE qui nous est adjoint, se porte en reconnaissance en avant de nos lignes, pour vérifier l’état des brèches dans les fils de fer ennemis ; l’ennemi les surveille, mais malgré ses efforts il n’arrive pas à les réparer.

A la Fosse Marguet, nous nous préparons minutieusement ; chacun reçoit sa mission, ses objectifs particuliers ; les unités qui formeront les vagues d’assaut sont désignées, puis celles de soutien, celles qui fourniront les nettoyeurs de tranchées ; les mitrailleuses et les canons de 37 ont leurs rôles bien définis.

Le commandant a réuni ses commandants de compagnies.

Il est reconnu qu’une fois l’heure H passée, les sorties de la tranchée sont laborieuses, tant à cause de la réaction de l’ennemi, du vacarme du canon, que du mélange des unités. A l’heure H, quelle que soit la mission, quelle que soit la situation, quel que soit le cheminement possible, tout le monde sautera donc hors des parallèles et tranchées, tout le monde se jettera en avant. Le premier danger à craindre, c’est le barrage ennemi ; nous connaissons son emplacement, une fausse alerte l’a déclenché l’avant-veille de l’attaque. Il lui faut environ dix minutes pour se produire. A l’heure H, tout le monde se jettera en avant, au plus vite, quels que soient les distances et l’échelonnement prescrits par les ordres, de manière à se trouver au delà du barrage ennemi lorsqu’il se déclenchera. On ne s’échelonnera qu’après. Mitrailleuses et canons de 37 forceront l’allure dans les mêmes conditions.

Le deuxième danger, ce sont les mitrailleuses, qui entrent en action avant d’être abordées ; c’est de beaucoup le plus grave, car rien ne tue comme la mitrailleuse. Mais cela, c’est affaire de préparation. La préparation a paru bonne, nous avons fait tout pour nous en rendre compte, et nous ne pouvons supprimer tout danger avant l’attaque. La bataille conserve sa part d’inconnu, et, si l’on veut vaincre, il vient toujours un moment où il faut y aller à fond, à corps perdu. Cette conviction, tous les officiers et chasseurs du 19e l’ont ; d’un bout à l’autre, nous marcherons donc dans notre propre barrage, et nous serons sur les mitrailleuses boches avant qu’elles aient eu le temps d’agir ; mieux vaut une seule perte par le canon français que dix pertes par le feu boche. Il reste un autre danger, celui des mitrailleuses qui, tapies sous la vague d’assaut, réapparaissent après son passage, créant des îlots de résistance d’autant plus difficiles à réduire que notre artillerie ne peut plus intervenir. Pour y parer, les groupes de nettoyeurs de tranchées sont fortement constitués ; nos plans des positions ennemies, qui seront bientôt vérifiés de la plus grande exactitude, permettent entre eux une répartition parfaite.

En résumé, le bataillon, ayant pour axe la route de la chapelle Sainte-Berthe, attaquera, deux compagnies en première ligne (3e, 5e), deux compagnies en deuxième ligne (2e, 4e) en échelon débordant, avec une compagnie de mitrailleuses et les canons de 37.

Ce groupe fournit une vague d’assaut qui n’a qu’un souci : sans lâcher, à aucun prix, notre barrage, briser les premières résistances ; derrière, les nettoyeurs de tranchées rempliront leur mission, tout en ayant une attention spéciale à suivre au plus près la vague d’assaut ; au centre enfin, un groupe reste à la disposition du commandant pour parer à l’imprévu, prêt à être jeté sur la vague d’assaut, ou à renforcer les nettoyeurs de tranchées. La 1re compagnie et la 2e compagnie de mitrailleuses restent sur la position de départ ; elles serviront d’abord de repli éventuel, puis seront appelées en avant à la demande des événements.

Dans la nuit du 4 au 5 mai, le bataillon prend place dans les parallèles de départ, au sud de la cote 197.

Il attaquera au centre de la division, avec le 171e R. I. à droite, le 294e R. I. à gauche. Laissant ainsi à sa droite la ferme de la Royère (171e R. I.), à sa gauche les Bovettes et le Panthéon (294e R. I.), il doit marcher droit au nord, s’emparer de deux puissantes lignes de tranchées (tranchée de Scutari, entre 64.29 et 66.28 ; tranchée du Salpêtre) renforcées par de nombreux blockhaus bétonnés et couvertes d’épais fils de fer, franchir le Chemin des Daines et pousser jusqu’à la chapelle Sainte-Berthe et la ferme Saint-Martin, jusqu’à l’extrémité des contreforts qui, au-dessus de Filain, dominent, la vallée de l’Ailette ; puis il s’organisera sur cette position. Et, le 5 mai 1917, les Français donnent l’assaut à l’ennemi sur tout le front du Chemin des Dames.

Au matin, un bombardement ennemi par obus de gros calibre, qui cause quelques pertes et blesse mortellement le brave lieutenant CAZALBOU (commandant la 5e compagnie, compagnie de gauche de 1re ligne) ne fait qu’accroître l’impatience des chasseurs ; à 8 h.50, une section trop ardente sort déjà de la tranchée, il faut la faire rentrer.

A 9 heures enfin (heure H), surgissant de toutes parts, abandonnant simultanément, quelle que soit leur place, boyaux et tranchées, les chasseurs partent.

MAP

La marche reste ordonnée, et cependant c’est presque une course ; sa rapidité dépasse toutes les prévisions. Les vaques d’assaut, franchissant, en un instant les quelques centaines de mètres qui nous séparent des lignes ennemies, s’arrêtent sur notre barrage roulant, qui accable encore la tranchée de Scutari ; les nettoyeurs de tranchées rejoignent les vagues d’assaut. A leur tour ils sont rejoints par les soutiens, les mitrailleuses et les canons de 37.

Derrière nous le Boche déclenche son barrage ; il est trop lard, les chasseurs ont passé. Notre barrage se lève ; les chasseurs, dont l’ardeur et l’enthousiasme ne connaissent plus de bornes, se précipitent littéralement sous nos obus. Quelques courts arrêts encore, lorsque nous prenons trop d’avance sur notre propre barrage.

Dans les réseaux, les brèches sont largement ouvertes ; la tranchée de Scutari, avec ses trois blockhaus, est dépassée, on y pêche quelques Boches, on en tue quelques autres. On franchit le Chemin des Dames, et voici la tranchée du Salpêtre avec ses grands abris, ses carrières, ses blockhaus intacts. Mais le Boche est partout surpris ; quand le dernier obus français tombe, le premier chasseur est déjà là, la grenade à la main. Les mitrailleuses ne peuvent entrer en action, les tentatives de résistance, aux entrées d’abris, dans les carrières, sont aussitôt vaincues. C’est l’heure des belles actions individuelles, des coups de fusil heureux, des exploits des grenadiers, des coups de baïonnette restés légendaires.

Le commandant est sur le chemin, au nord de la tranchée du Salpêtre. Les Boches extraits des blockhaus accourent à lui et se précipitent à ses pieds, quelques-uns tout sanglants semblant dans leur effroi oublier leurs blessures.

Devant lui, l’assaut foudroyant continue ; il est 9 h.30, il aperçoit la 3e compagnie (capitaine GALTIER) franchissant dans notre barrage le réseau bas qui couvre la ferme Saint-Martin avec la chapelle Sainte-Berthe (celle-ci est dans la cour de celle-là) ; il voit la masse encore imposante de la ferme avec ses toits intacts ; nos obus tombent dans les toits qui fument, entrent par les fenêtres du haut, et en même temps nos chasseurs, la tête en avant, s’engouffrent en masse par la porte. Plusieurs centaines de Boches sont là (2 compagnies au moins), mais l’irruption des Français est si soudaine, les chasseurs, quoique inférieurs en nombre, attaquent avec une telle impétuosité que toutes les résistances sont bien vite vaincues, que l’ennemi s’enfuit dans les bois, que ce qui ne peut fuir se rend. L’intrépide wagenfuhrer (sous-lieutenant) est tué d’une grenade ; dès lors, par prudence, les chasseurs jettent devant eux leurs prisonniers pour fouiller les abris ; un officier boche poussé par le sous-lieutenant WARIN proteste : « Je suis officier allemand ! » — « Et moi, officier français », répond WARIN, et d’une bourrade il l’envoie dans l’escalier. Un autre officier s’indigne fort mal à propos de la vigueur de notre nettoyage, s’exprimant en français et par une injure ; un chasseur l’entend et réplique d’une balle dans la tête.

Les Boches pris, loques humaines, par groupes, ressortent de la ferme. Sans armes ni équipement, parfois un manteau sur le bras ou une musette à la main, ils accourent effarés vers le commandant; souvent leur course s’interrompt, ils jettent à terre manteaux et musettes, et tous ensemble lèvent les bras.

Il est 9 h.40 ; nous sommes définitivement maîtres de la ferme Saint-Martin, dernier terme assigné à notre progression. Nos patrouilles, aussitôt jetées en avant, poussent jusqu’aux lisières de Filain et aux abords immédiats du bassin d’alimentation.

Le succès était aussi brillant, aussi complet qu’il avait été rapide. Il était dû à l’impétuosité de l’assaut qui cependant n’avait jamais été exclusive de l’ordre, à cette ardeur égale chez tous qui, nulle part, ni derrière notre barrage, ni derrière le passage d’une vague, ne laissa au Boche le temps de se ressaisir ; il était dû à la volonté de vaincre, exaltée dans tous les groupes, et qui leur permit de terrasser toutes les résistances, souvent violentes dès qu’elles se manifestèrent.

La victoire devait rester sans une ombre ; aux heures et aux jours qui suivirent, les contre-attaques ennemies furent toutes repoussées, et cette action mémorable du 19e B. C. P. lui valut une citation à l’ordre de l’armée.

Ordre n ° 248 du 6e C. A. du 29 mai 1917, puis ordre n ° 5791 « D » du 11 octobre 1917.

Le général commandant en chef cite à l’ordre de l’armée :

Le 19e bataillon de chasseurs à pied.

« Le 5 mai 1917, sous les ordres du commandant DUCORNEZ, a enlevé d’un seul élan plusieurs lignes de tranchées fortement défendues et atteint tous les objectifs qui lui avaient été assignés, s’emparant de plus de 200prisonniers, de 12 mitrailleuses, d’un minenwerfer et d’un important matériel de guerre. A maintenu ses gains victorieusement les jours suivants, malgré les contre-attaques violentes et réitérées de l’adversaire. »

Général PÉTAIN.

La situation pourtant n’allait pas tarder à nous donner des inquiétudes, à exiger de nous une vigilance de tous les instants, une inébranlable fermeté.

A droite, en effet, les vagues d’assaut ont bien pénétré largement dans les bois de la Royère, mais la ferme la Royère n’a pas pu être nettoyée, les éléments avancés doivent revenir en arrière. A gauche, les plus grands efforts n’ont pas permis de dépasser sensiblement les carrières souterraines ; l’extrémité de l’éperon des Bovettes reste aux mains de l’ennemi. De là une mitrailleuse ennemie avait même un instant gêné notre progression, et n’avait été réduite au silence que par une rapide et audacieuse intervention des canons de 37 du sous-lieutenant LEMERRE. L’éperon de Sainte-Berthe est donc balayé par des feux venant de droite et de gauche ; à la ferme Saint-Martin on reçoit des balles dans le dos, et l’ennemi, qui n’a pas tardé à se rendre compte de la situation, nous bombarde maintenant sans arrêt de toutes ses grosses pièces (150 presque exclusivement).

C’est dans ces conditions que vont être reçues les contre-attaques.

Le ravin de la source Sainte-Berthe est tenu par le capitaine CORVISART avec la 2e compagnie.

Là tout se borne à de sérieux combats de feux et de fréquents bombardements.

C’est la 3e compagnie, établie au nord de la ferme Saint-Martin qui, par la route de Filain, est la plus directement exposée. Le 5 mai, au soir, le sous-lieutenant WARIN est là avec sa section, dans quelques trous creusés à la hâte, avec en avant quelques maigres fils de fer pas encore bien solides. On a perçu l’infiltration boche dans les bois, les chasseurs sont fatigués, les coups de feu reçus de l’arrière créent une certaine nervosité. Soudain, un cri, répété en même temps par tous : « Les Boches ! » L’heure est critique, mais WARIN est un rude soldat. S’en rendant compte, il bondit sur le terre-plein centre de sa ligne, adossé aux ruines fumantes de la ferme, bombardée et incendiée dans l’après-midi, et il hurle : « A mon commandement ! Feu par salves ! Joue ! Feu ! » La rafale éclate, claire et brutale ; une fois, deux fois…, dix fois, à la voix, au sifflet, elle se répète. Puis le calme revient, la nuit passe, et au petit jour, sur tout le front, on voit les cadavres gris jonchant le sol.

A gauche de la ferme, la 5e compagnie plusieurs fois elle aussi se trouve dans une position critique. Il y faudra toute la décision, toute la froide énergie du sous-lieutenant RATTEZ, qui en a pris le commandement après la mort de CAZALBOU.

Devant le ravin des Bovettes, la 4e compagnie, lieutenant DELAHAYE, qui a eu dans le nettoyage des carrières une tâche des plus ardues, se trouve maintenant dans une situation analogue à celle de la 2e compagnie à droite.

Les unités en réserve (1re compagnie et C. M. 1) ont, elles aussi, été appelées très rapidement à intervenir, et se trouvent en partie engagées avec les autres.

Dans la nuit du 7 au 8 mai, relève par le 29e B. C. P. 8 mai, Chassemy ; 9 mai, Berzy-le-Sec, repos, renfort, reconstitution.

Pendant cette période, le 12, le commandant DUCORNEZ ordonne une prise d’armes du bataillon pour la remise des décorations suivantes : croix de chevalier de la Légion d’honneur au capitaine GALTIER et au lieutenant WARIN, de la 3e compagnie ; médaille militaire au sergent CORNU, de la même compagnie, au chasseur MARLIER, de la 2e compagnie.

L’ennemi réagit avec violence sur le Chemin des Dames où ses attaques sont incessantes. Brusquement, le 19 mai, noas y sommes rappelés. Nous allons cantonner à Chassemy et, le 20 au soir, nous rentrons en secteur sur nos positions du 5 mai ; la ferme Saint-Martin a cependant été perdue, et notre nouvelle ligne passe au sud et près de la ferme. C’est une période de grande activité.

Le 25, à 4 h.30, l’ennemi attaque ; il est maintenu sur notre front, qui reste intact, mais au delà de notre gauche le 294e est rejeté et l’ennemi enlève les Bovettes.

La liaison avec le 294e est rompue, il faut couvrir notre flanc. A la 5e compagnie, cette mission incombe à une forte patrouille de volontaires parmi lesquels se trouve le sergent MAILLARD, un brave dont la réputation n’est plus à faire. MAILLARD est projeté à plusieurs mètres par un obus ; qu’importe ! bien que gravement contusionné, il ne veut pas quitter ses camarades. « Ma place est à côté du lieutenant, s’écrie-t-il, je puis encore faire le coup de feu. » Et il le fait, mais, à bout de forces quelques minutes plus tard, il sera porté au poste de secours. Cependant la petite troupe continue, luttant pour reprendre le terrain perdu par les camarades de l’infanterie. A la grenade, les chasseurs progressent, les pertes sont sensibles ; la moitié du terrain est reconquise. L’adjudant ROUSSEAU se dépense sans compter ainsi que les chasseurs TISSOT-BÈS et MORISET ; ils voient le brave RATTEZ aux prises avec un officier et une cinquantaine de Boches. L’Allemand ajuste l’officier français et le manque, ROUSSEAU et ses hommes, sans souci des balles de mitrailleuses qui pleuvent, debout sur le parapet, tirent dans le tas avec leurs fusils mitrailleurs. Les Allemands s’enfuient, seuls le sous-lieutenant RATTEZ et ses deux chasseurs sont là avec les fusils laissés sur le terrain, et qui leur ont servi pour se défendre.

C’est également ce jour-là que tombe le brave sergent DUPRÉ, de la 4e compagnie. Au moment où l’ennemi vient d’opérer sa poussée à notre gauche, c’est lui qui reçoit là la délicate et périlleuse mission de rechercher la liaison avec les voisins. DUPRÉ part, tantôt rampant, tantôt à genoux ; il est vu, les balles pleuvent autour de lui ; il essaie quand même, se lève brusquement, se jette en avant à la course, mais il tombe aussitôt, une balle en plein front.

Plus tard nous prêtons main-forte au voisin et coopérons à la contre-attaque qui lui rend une bonne partie du terrain perdu le matin.

Enfin, dans la nuit du 1er au 2 juin, c’est la relève définitive, nous cantonnons à Chassemy, nous sommes ensuite à Violaines le 3 juin, Troësnes et Marisy-Sainte-Geneviève le 4, Dommiers et Saint-Pierre-Aigle le 13, Villers-Cotterêts le 21.

Nous y embarquons le 22 en chemin de fer, nous débarquons le 23 à Saint-Loup-sur-Semouse et nous allons cantonner à Fontaine-lès-Luxeuil.

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