La forêt de Parroy

(Mai-Juin 1918)

Le 13 avril, le bataillon se rend par une étape de Maisoncelle à La Hue-Saint-Pierre. Après la grand’halte, et avant la reprise de la marche, il est passé en revue ; le commandant remet : La croix, au lieutenant AUBIER ; la médaille militaire, au caporal JACQUEMIN, C. M. 2., au sergent SISCO, S. H. R., au sergent LEFRANÇOIS, 3e compagnie, au caporal LENORMAND, 3e compagnie, au chasseur WINTER, 1re compagnie, au sergent HÉRAUD, 2e compagnie, et des palmes (croix de guerre) au lieutenant DECAUDAVEINE, au sous-lieutenant RATIEZ, au chasseur BARRE, 3e compagnie.

Le 14, par Clermont, étape à Laigneville où nous nous embarquons en chemin de fer dans la nuit.

Le 16, nous débarquons à Vézelise et allons cantonner à Saint-Remimont (É.-M., 1re, 4e, 5e compagnies, C. M. 1) et Lorry (2e, 3e compagnies, C. M. 2).

Le 17, arrivée d’un important renfort de la classe 1918.

Le 18, le groupement de Lorry se porte à Ormes-et-Ville.

Réorganisation du bataillon, un peu d’instruction.

Le 26, de Saint-Remimont et Ormes-et-Ville, à Ferrières (et Saffais).

Le 27, de Ferrières (et Saffais) à Camp New-York (É.-M., 1re, 2e), Camp Fortoul (3e, C. M. 2) et Lunéville (4e, 5e, C. M. 1).

Dans la nuit du 28 au 29, les 1re, 2e, 3e, C. M. 2 relèvent le C. R. (centre de résistance) des Arrieux, les autres unités se portent aux camps New-York et Fortoul ; l’unité relevée est le 133e R. I.

Le 29, le commandant monte au P. C. Arbre Haut pour prendre le 30 le commandement du sous-secteur de la forêt de Parroy.

Le secteur est calme, mais il est immense : la vigilance doit y être extrême pour éviter les surprises ; il nécessite un travail considérable, tel qu’il est il va se prêter merveilleusement à l’éducation des jeunes chasseurs.

Peu à peu ceux-ci s’aguerrissent ; en face des Boches ils vérifient, complètent l’instruction qu’ils ont reçue dans les camps, prennent confiance en eux, en leurs armes, et, guidés par leurs anciens, se fondent complètement dans le bataillon. Boyaux, tranchées, abris, centres de résistance sont créés.

L’ennemi n’est pas laissé en repos : sans trêve, des patrouilles offensives importantes poussent des incursions dans ses lignes, le harcèlent et le sondent en même temps qu’elles entretiennent l’ardeur combative des chasseurs et les préparent à de prochains et rudes combats.

Tout le monde se rappelle les C. R. Gouteleine, des Arrieux, Rouge-Bouquet, Camp des Dames,

comme aussi, en face, les fameux Ouvrages Blancs qui si souvent reçurent notre visite.

Du 22 au 24 juin, relève par des unités de la 28e division ; le 25 juin, le bataillon se retrouve en

entier, rassemblé à Blainville.

 

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