Offensives du Luxembourg

Bataille de la Crusne (21-24 août 1914). Xivry-Circourt — Pierrepont — Nouillonpont.

 

Le 21 août 1914 l’armée de Châlons s’ébranle, et par une conversion à gauche, marchant vers le nord, sur le Luxembourg, passe à l’offensive. A l’aile droite, la 42e D. I. exécute une marche de flanc le long de la frontière, devant le front Metz-Thionville.

Xivry-Circourt (21 août). — Le 19e bataillon, formant avant-garde de division, se butte entre Xivry-Circourt et Higny à deux bataillons allemands, fortement retranchés, armés de mitrailleuses, et appuyés par le canon. La lutte est acharnée, le combat sanglant; l’ennemi résiste avec une âpre ténacité, tous les moyens lui sont bons : une de ses compagnies lève les bras, puis reprend ses armes et abat les nôtres à vingt pas. Mais rien n’y fait, nos chasseurs, renouvelant sans cesse leurs assauts à la baïonnette, abattent tous les obstacles, triomphent de toutes les résistances ; ils restent maîtres du terrain et forcent l’ennemi à la retraite.

Nos pertes sont sévères (300 tués ou blessés dont 4 capitaines), mais si le succès a été chèrement payé, il est brillant, et l’ivresse de la victoire fait oublier son prix.

Pierrepont (22 août). — Malheureusement l’armée s’est heurtée, sur tout le front au nord de la Crusne, à un ennemi très solidement établi, très supérieur, qui peut opposer un corps d’armée à chacune de nos divisions, et qui dispose d’une nombreuse artillerie lourde contre laquelle notre 75 est impuissant.

Pendant toute la journée du 22 août, tous les corps de la 42e D. I. se dépensent inutilement en prodiges d’héroïsme ; le 19e soutient le pénible combat de Pierrepont. Le 23, la décision s’impose, il faut battre en retraite.

Nouillonpont (24 août). — Et le 24 août, à Nouillonpont, c’est un violent combat d’arrière-garde dans lequel le commandant MIÉLET trouve une mort héroïque.

Le 19e, sous les ordres du capitaine SALLIS, continue sa retraite par Azannes. Tristes journées que n’oublieront jamais ceux qui les ont vécues.

Le 26 août, la Meuse est traversée à Charny et le bataillon va, avec le 8e B. C. P., passer les deux journées des 27 et 28 à Vauquois. Il y reçoit du dépôt d’Épernay un important renfort (700 chasseurs avec des cadres) et se reconstitue.

Le commandant PAYARD, du 106e R. I., prend le commandement du bataillon, qui, le 29 août, va s’embarquer à Verdun pour être transporté avec toute la 42e division, dans l’Aisne, aux armées du Nord.

 

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