Secteur de Broyes

(Juillet 1918)
27 juin 1918. — Embarquement à Blainville.

28 juin. — Débarquement à Saint-Leu-d’Esserent, non loin de Creil ; cantonnement à Saint-Vaast-les-Mello (É.-M., S. H. R., 1re, C. M. 1) et Cramoisy (2e, 3e, 4e, 5e compagnies, C. M. 2).

Le 4 juillet, en autos, nous gagnons Campremy et Bonvillers et, dans la nuit du 7 au 8, nous relevons les Américains à Chepoix (cantonnement de repos).

Enfin, dans la nuit du 12 au 13, relevant des unités du 294e, nous entrons en secteur à Broyes (sud-ouest de Montdidier).

C’est le secteur de la fin de la guerre, avec son organisation tout en profondeur : une compagnie en grand’garde, deux compagnies sur la ligne de résistance avec une C. M. répartie entre ces unités ; deux compagnies et une C. M. en réserve au Bois des Sablons.

Si la période est relativement calme, la vie reste active ; nous multiplions patrouilles, embuscades et coups de main sur la tranchée Anémone, le Bois Allongé, le Bois rectangulaire.

La répétition de ces opérations exige des chasseurs une grande énergie et maintient leur allant. Fin juillet, nos patrouilles relèvent chez l’ennemi des indices d’un mouvement prochain qui devient certain dès le 2 août.

Le 3, au matin, une forte reconnaissance de la 4e compagnie (lieutenant MANDEMENT et adjudant-chef COT) est poussée en avant ; à 6 heures, elle dépasse le Bois Allongé ; à 7 heures, le Bois rectangulaire est pris ; puis un peu au delà des mitrailleuses nous arrêtent. L’objectif est maintenant Courtemanche et le Ruisseau des Trois Doms.

Le 4, la progression est reprise, la 5 e compagnie suit ; à 16 heures, nouvel arrêt devant une ligne de mitrailleuses, non loin de Courtemanche.

A 22 heures, suspension de l’attaque : à partir de 23 heures nous sommes relevés par un bataillon du 202e.

Du 5 au 7, repos à Chepoix et Tartigny, c’est l’ultime veillée des armes.

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